Et la vie s'accroche, me suit et guide mes pas. Chaque jour ressemble aux autres, et avec lui son lot d'échecs et de joies, parfois. Mes nuits sont blanches et hantées de ces douleurs. Je me confie, on me console. Chaque pavé semble insurmontable. Sans repères désormais, j'erre dans ce monde qui est le vôtre. Je fais semblant, vous savez. Les portes et les visages se ferment. La folie me traîne et guette ma perte. Parfois j'aimerais vivre moins. Et ce vent qui emporte tout. Qu'il me décime enfin, bouscule ces bouffées d'espoir. De cette chute sans fin, je ne retiens que la lumière. Je fuis mais la vie ne me lâche pas. Pour la croiser au détour d'une rue, je rêve.
