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J'écoute Fersen, j'enchaîne sur Brel et je retiens mes larmes. Je ne dirai même pas adieu. Fin d'une vie bâtie sur des souvenirs, de simples sourires. Mon ventre se tord et demande grâce, moi je m'en fous. Trop mal pour ne plus être.

J'écoute Fersen, j'enchaîne sur Brel et je retiens mes larmes. Je ne dirai même pas adieu. Fin d'une vie bâtie sur des souvenirs, de simples sourires. Mon ventre se tord et demande grâce, moi je m'en fous. Trop mal pour ne plus être.

Je ne sais même plus si je dois écrire. Paraît que ça soulage, c'est moi qui l'ai dit et pourtant. Des fois je parle, je parle pour les mots qui peuvent sortir. Juste pour le plaisir de les rencontrer. Je voulais donner des nouvelles de moi, mais il n'y a rien à dire. Ou si peu. Je ne pense qu'à partir, une obsession qui tourne court dans le désordre de mes pensées. Je regrette chaque mot, chaque geste en un bloc d'une incohérence qui me sidère, parfois. Je renoue avec le pire et le présent n'est plus. Aboli en une masse informe de personnes, de larmes et de douleurs, j'oublie jusqu'à son existence. Et alors. Cette introspection me tue, je la hais comme je hais l'indispensable. Il m'en faut trop pour être heureuse. Tellement, tellement besoin d'eux.

# Posté le dimanche 08 juillet 2007 12:11

Modifié le dimanche 08 juillet 2007 13:59

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